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Quoi faire et ne pas faire dans un « hard market »

Tout comme les autres types de marchés financiers dans le monde, le marché des assurances évolue constamment, selon l’offre et la demande. Parfois, lorsqu’un secteur du marché commence à subir des pertes, il peut « durcir », ce qui rend plus coûteux et difficile les achats de certains types de polices d’assurance.

Lorsque le marché de l’assurance durcit (« hard market »), il est important pour votre entreprise d’évaluer le risque et de considérer des changements afin d’optimiser votre gestion du risque. Combinez cela avec quelques autres stratégies utiles, comme l’auto-assurance, et vous verrez qu’il n’est pas si difficile de survivre à un « hard market ».

Qu’est-ce qu’un « hard market » en assurance?

Un « hard market » est un marché où les compagnies d’assurance limitent la capacité de fonds disponibles pour les types de polices d’assurance qu’elles émettent. Ceci conduit à une augmentation des primes, ou à une restriction des couvertures pour que les compagnies d’assurance demeurent rentables.

Dans un « hard market », les compagnies modifieront aussi leurs processus de souscription, les rendant généralement moins favorables aux acheteurs, ce qui oblige les entreprises à repenser à leurs stratégies et couvertures d’assurance. Souvent, lorsqu’une entreprise voudra renouveler une police dans un « hard market », elle constatera que sa couverture est beaucoup plus coûteuse, ou qu’elle n’est même plus disponible.

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Qu’est-ce qui cause un « hard market »?

Le marché de l’assurance connaît des cycles. Habituellement, lorsqu’une couverture d’assurance est nouvelle (comme la cyber-assurance au début des années 2000), le marché est d’abord « soft », puisque les assureurs veulent encourager les gens à acheter, et l’expérience de perte n’est pas encore établie. Ceci motive les compagnies d’assurance à offrir des primes basses pour être compétitif et convaincre les clients potentiels.

Lorsque plus de gens contractent cette nouvelle assurance, le marché peut alors se resserrer. Cela peut être dû à une hausses des réclamations dans ce marché particulier, à des catastrophes naturelles ou à des modifications réglementaires engendrant des coûts plus élevés qu’anticipés pour les compagnies.

Pour poursuivre avec l’exemple ci-dessus, durant la pandémie de la COVID-19, le marché de la cyber-assurance s’est mis à durcir en raison de l’augmentation des réclamations reliées aux attaques de rançongiciels, obligeant les compagnies d’assurance à assumer les pertes. Ce qui compliquait le tout, c’était le niveau des coûts que ces attaques pouvaient comporter, qui était beaucoup plus élevé qu’initialement anticipé lors de l’émission des polices d’assurance.  

Conséquemment, les compagnies offrant ce type de police ont augmenté leurs primes afin de couvrir leurs pertes. En plus d’augmenter le coût de leurs primes, plusieurs compagnies ont changé leur processus de souscription afin de couvrir moins d’aspects du cyberespace que ce qu’elles couvraient auparavant, ou se sont carrément retirées du marché, rendant ces polices plus coûteuses et plus difficiles à obtenir.

Que devriez-vous faire lors d’un « hard market »?

Lorsqu’une entreprise se retrouve dans un « hard market », il y a plusieurs choses qu’elle devrait faire afin d’assurer le meilleur résultat pour ses affaires.

1. Évaluer la gestion du risque

Lorsqu’une entreprise voit ses primes augmenter, elle pourrait ne plus avoir les moyens financiers de les payer. Il est alors temps d’évaluer la gestion du risque afin de s’assurer que l’entreprise ait une couverture satisfaisante contre les plus gros risques, tout en réduisant les couvertures non nécessaires.

Il peut être bénéfique pour une entreprise de parler avec un spécialiste en gestion du risque au cours de ce processus, puisqu’il peut donner un avis d’expert sur les couvertures qui ne sont pas nécessaires. Parfois, une police qui offre une protection de base sans aucun extra est suffisante pour bien tolérer un « hard market ».

Ceci peut aussi aider l’entreprise à évaluer les probabilités de certains types de réclamations afin de savoir à quoi s’attendre si une réclamation particulière survient. Si les coûts des réclamations sont abordables par rapport aux moyens de l’entreprise, elle peut alors les gérer et éviter les extras ou les couvertures supplémentaires.

L’entreprise pourrait dresser une liste de toutes les couvertures requises, de la plus importante à la moins importante, afin d’avoir une meilleure idée de ce dont elle pourrait se passer. L’entreprise pourrait aussi songer à réduire les limites des polices moins importantes afin de pouvoir conserver le niveau existant de couverture des polices plus importantes.

2. Entretenir une relation avec un assureur

Le fait d’entretenir une relation avec un assureur en particulier est critique dans un « hard market », puisqu’il peut vous prodiguer des conseils judicieux à propos de vos polices. Même si la couverture offerte est changeante, selon votre police, votre assureur pourrait vous proposer certaines alternatives.

Si votre entreprise fait affaire avec un assureur depuis un certain temps, il pourrait être d’accord pour atténuer les changements dus au « hard market », afin que l’augmentation de prime ne soit pas si drastique.

De plus, si vous avez conclu une affaire sur une police particulière pour une période prolongée, l’assureur pourrait honorer votre contrat malgré le « hard market », ce qui est une autre raison d’avoir une bonne relation d’affaires avec un assureur. Si vous avez besoin d’aide pour trouver un assureur pour vos besoins en affaires, Axxima peut vous guider afin de trouver le partenaire qui restera avec votre entreprise, que ce soit dans un « hard market » ou « soft market ».

3. Pensez à l’auto-assurance

Nonobstant la relation qu’une entreprise entretient avec son assureur, dans un « hard market », il peut arriver un temps où la couverture pour un secteur spécifique des opérations ne soit tout simplement plus disponible. Ceci arrive habituellement lorsqu’une police est échue durant un « hard market » et que l’assureur ne veut plus renouveler.

Lors d’une telle dislocation des marchés, il est temps d’analyser le secteur d’opérations pour lequel la police est échue et de penser à l’auto-assurance. L’auto-assurance, c’est lorsqu’une entreprise met un montant d’argent de côté afin d’être prête à couvrir les réclamations qui pourraient survenir. Bien que l’auto-assurance ne soit pas nécessairement supérieure à une couverture d’assurance en termes de gestion du risque, elle peut protéger une compagnie de manière significative lorsqu’il n’y a aucune autre option et lors d’un « hard market ».

Vous ne pouvez toutefois pas vous lancer dans l’auto-assurance aveuglément, et vous aurez besoin d’un conseiller en actuariat afin de vous aider à déterminer si c’est faisable pour votre entreprise. Il pourra ensuite vous aider à déterminer un plan et un montant à mettre de côté.

Bien qu’on l’appelle auto-assurance, vous n’avez pas à absorber tout le risque par vous-même. Souvent, dans un « hard market », d’autres compagnies sont dans le même bateau que vous, et sont prêtes à se regrouper afin de partager les coûts et risques inhérents à l’auto-assurance.

Il peut être utile de vous renseigner dans votre entourage afin de savoir si d’autres entreprises sont en manque de couverture qu’elles trouvaient aisément, auparavant.

L’auto-assurance vous semble une bonne option pour votre entreprise? Appellez Axxima dès aujourd’hui pour fixer une consultation avec un de leurs consultants.

Ce qu’il ne faut pas faire lors d’un « hard market »

Maintenant que vous savez quoi faire durant un « hard market », il est temps de voir ce que vous ne devriez pas faire lorsque vous avez de la difficulté à trouver une police d’assurance.

1. Soyez prudent en changeant de fournisseur d’assurance

Dans un « hard market », alors que vous voyez vos primes augmenter, vous pouvez être facilement séduits par de nouvelles compagnies d’assurance qui viennent d’intégrer le marché. Vous voudrez peut-être changer pour un nouveau fournisseur qui offre une prime ou une franchise moins élevée pour une police offrant la couverture que vous recherchez.

En réalité, lors d’un « hard market », plusieurs se retirent de certains secteurs, surtout si ce phénomène est dû à un nombre élevé de réclamations dans ledit secteur. Ces compagnies sont souvent celles qui viennent d’intégrer le marché.

Il est donc mieux de rester avec votre partenaire d’assurance de confiance qui vous connaît de réputation, car lorsque la nouvelle compagnie se retirera du marché, vous devrez trouver une couverture ailleurs, et il vous en coûtera peut-être plus cher de retourner vers votre fournisseur antérieur (surtout si vous avez connu des pertes) plutôt que de simplement rester avec.

2. Soyez prudent en acceptant une franchise plus élevée contre une prime plus basse

Il est commun, dans un marché dur, qu’une entreprise voie ses primes augmenter et qu’elle communique avec sa compagnie d’assurance pour savoir ce qu’on peut faire pour y remédier. Normalement, l’assureur ne baissera pas les primes, à moins d’augmenter la franchise; c’est ce qu’il proposera à l’entreprise désespérée.

Souvent, ces franchises plus élevées n’en valent pas le coup. Bien qu’il soit difficile de payer une prime plus élevée chaque mois, c’est souvent mieux que d’avoir une franchise plus élevée. La meilleure façon d’évaluer si une franchise plus élevée en retour de primes réduites est vraiment une bonne affaire est de discuter des deux options avec un expert.

Il en est de même lorsque vous songez à réduire les limites de vos polices afin de réduire vos primes mensuelles. Vous devriez soigneusement évaluer le potentiel de risque que cela comporte et considérer ce que cela pourrait représenter sur le plan financier pour votre entreprise.

Vous avez besoin d’aide pour calculer le risque d’échanger une prime réduite contre une franchise plus élevée ou une réduction de limite sur votre police? Axxima peut vous aider à élaborer un plan de gestion du risque et à évaluer les différences de coûts contre vos réclamations possibles sur une période donnée.

3. Soyez prudents à propos de la non-assurance

Un « hard market » peut donner l’impression aux entreprises qu’il serait moins coûteux de ne pas être assurées et de simplement s’occuper des réclamations elles-mêmes, au fur et à mesure. Mais ceci n’est à peu près jamais vrai.

La dernière chose que vous voulez faire dans un « hard market » est d’annuler vos couvertures d’assurance sans au moins avoir une option d’auto-assurance comme autre choix. Souvenez-vous qu’avec les bons conseils, vos primes peuvent être réduites en retirant certaines options complémentaires, mais vous devriez toujours maintenir l’assurance de base requise pour assurer le bon fonctionnement de votre plan de gestion du risque.

Un dernier conseil pour survivre à un « hard market » en assurances

Bien qu’il puisse être démoralisant de voir un « hard market », souvenez-vous que les polices d’assurance visent à balancer la gestion du risque et les coûts associés, et que vous avez toujours des choix.

Que vous décidiez de demander à votre compagnie d’assurance d’avoir une police différente, de changer d’assureur, ou même d’aller vers de l’auto-assurance, vous ne devriez prendre aucune de ces décisions, sans d’abord avoir été bien conseillé.

Axxima est là pour vous aider en offrant une variété de services qui peuvent être utiles dans toutes situations. Ils peuvent vous aider à évaluer les risques auxquels votre entreprise pourrait faire face, et agir en tant qu’actuaire consultant si vous désirez opter pour de l’auto-assurance. Alors, communiquez avec Axxima, les experts vous aideront avec vos besoins en assurances, dès aujourd’hui!

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